14 mars 2012 admin Humeur,
Texte écrit au lendemain du discours prononcé par Barack Obama au Caire. Un premier texte avait été mis en ligne sur le blog de l’article « Ce que Obama n’a pas demandé à Abbas », Le Monde, Paris, 29 mai 2009.1 La formule choc du président des États-Unis Barak Obama dans son discours du Caire [...]
14 mars 2012 admin Humeur,
GOULAG BIS AU MAROCEh bien, non ! On croyait tout savoir du Maroc et de l’état de non-droit qui a prévalu durant le règne du roi Hassan II. Il n’en est rien. Il faut lire le livre du sous-lieutenant Ahmed Marzouki pour avoir une première idée de ce qui est arrivé durant les années terribles [...]
14 mars 2012 admin Humeur,
Montréal, le 9 décembre 2005 Pendant longtemps – trop longtemps – les gens de ma génération ont vécu le présent à travers les lunettes déformantes des années 30: on était fasciste ou anticommuniste primaire, bolchevique ou révolutionnaire aux mains tachées de sang (remarquez que les insultes que la « gauche progressiste » adressait à la « droite la [...]
Profession de foi
Ce que je ne suis pas
Au fil des années, on jette des bouteilles à la mer: critiques, essais, romans, articles
Reflets dune èpoque, humeur dun moment, rèaction à un événement, un auteur, une idée.
Chez certains, cela constitue une uvre. Chez dautres, cela demeure à létat débauches dun plus grand dessein jamais réalisé. Jappartiens décidément à ces autres .
Dans ce site, jai entrepris de rassembler quelques fragments en partie littéraire, philosophique, politique ou technologique.
Il y a même des textes qui remontent aux racines familiales. Il me fallait voir si ce collage prenait un sens.
Y a-t-il un fil conducteur entre cet individu prétendument unique qui écrit sur Nietzsche et linformatique,
Drieu La Rochelle et Harold Innis? Y a-t-il un héritage qui vient de ce père socialiste et de cet oncle héros de la résistance antinazie?
Cette versatilité ma souvent consterné.
Ce que je ne crois pas
Avant, jessayais de me raccrocher à quelques idées fondamentales, sans lesquelles je croyais que ne serais plus moi.
Lidée de la France me fait toujours tressaillir jusquau tréfonds de lêtre et, avant elle, il y a le souvenir de Rome,
de la Grèce et sans doute de lÉgypte des pharaons. Par contre, il y a une immense absence :
le sombre drame juif mindiffère et si la silhouette sanguinolente de Jésus sur sa croix minterpelle (par intermittence),
cest pour me navrer. Que penser dun être qui exhibe au grand jour ses plaies, tel un reproche adressé à lhumanité innocente? Si Dieu existe,
il ne saurait prétendre être unique, encore moins se faire justicier et, surtout, au lieu de grimacer sur sa croix,
il nous sourirait avec tendresse.
Ce qui reste
Un jour j'ai compris que je n'étais pas un écrivain. Cet effondrement de l'être prométhéen ma laissé non pas résigné,
mais brouillé avec mon temps et moi-même, si loin de tous les rivages rassurants de la pensée organisée que mon équilibre psychologique
titube en porte-à-faux. Je suis un homme sans conviction. Je ne crois en rien, ni dans le monde, ni en moi, pas même dans les plaisirs de la vie,
je réagis comme un pelote de nerfs aux événements qui massaillent.
Je suis tour à tour pour lindépendance du Québec et contre la guerre des états-Unis en Irak,
pour la renaissance européenne, contre les tricheurs, quils soient chefs dentreprise ou assistés sociaux
Il y a cependant une idée sur laquelle je nai jamais varié: lopposition à la peine de mort.
Létat na pas le droit de mettre à mort un individu. Peut-être y a-t-il moyen de construire quelque chose sur cette base ?