Arguedas

José María Arguedas (1911-1969), écrivain et ethnologue péruvien, est l’une des figures majeures de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Promoteur d’un métissage des cultures andine d’origine quechua et urbaine d’origine européenne, il est considéré comme une des figures emblématique du Pérou contemporain.

Au cœur de l’œuvre de José María Arguedas se trouvent trois romans : Yawar Fiesta, 1941 (traduction française Yawar Fiesta : La fête du sang, 2001); Los ríos profundos, 1958 (traduction française Les Fleuves profonds, 1966), Todas las sangres, 1964 (traduction française Tous sangs mêlés, 1970) et un roman-journal posthume non traduit en français El zorro de arriba y el zorro de abajo,1971).Il est aussi l’auteur d’une œuvre ethnographique, de poèmes et de récits, comme El Sexto (1961), La agonía de Rasu Ñiti (1962) et Amor mundo (1967). Deux de ses contes ont également été traduits en français : La amante de la culebra et La amante del condor, 1949 (traduction française L’amante de la couleuvre et L’amante du condor, 1966).

Bien que fils d’un magistrat d’origine européenne, José María Arguedas a été élevé dans la langue et la culture quechua des Indiens des hauts-plateaux andins. Toute son œuvre est marquée par cette dualité linguistique et culturelle.
Toujours fidèle à la tradition quechua de son enfance, il a vécu l’expérience du Pérou divisé entre monde andin indien et dominé et monde côtier hispanophone et dominant.
N’étant jamais tout à fait parvenu à surmonter ce déchirement culturel, malgré sa réussite professionnelle et souffrant de dépression nerveuse, il se suicide en 1969. Sa fin tragique en a fait le symbole à la fois de tous les clivages de la société péruvienne et de la nécessaire de réconciliation qu’il a prônée dans son œuvre, mais si difficilement vécue dans a chair.

Thèse de Martine Rens :

Université de Neuchâtel (Suisse), 2003, 294 pages.

Quatre poèmes d’Arguedas :

Traduction française : Exil N° 3, Paris, été 1974.

Lecture critique de Jean-Guy Rens :

Mario Vargas Llosa, José María Arguedas et les
fictions de l’indigénisme
, Gallimard, Paris 1999, 402 pages

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