La mort du coyote, roman. (Création)

Jean-Guy Rens, La mort du coyote, Éditions de l’Herne, Paris, 1973

Roman de la jeunesse des années 60 avant 1968. Ce livre retrace une chasse immobile à travers les grandes illusions enluminées du siècle, Genève, Londres, New York, Montréal. De mot en mot les phrases s’étirent vers cette rencontre impossible du dieu blanc et de sa proie qui n’est autre que l’impossibilité de vivre, d’écrire.

Nous nous croyions sans illusions et nous n’étions qu’innocents, nous croyions que notre génération évierait toutes les erreurs du passé et irait plus loin, plus vite et plus fort. Or, nous nous avons dérivé dans l’insignifiance. Il nous restait une carte à jouer: le suicide.

Mais pourquoi un « coyote »? Le coyote est un animal veule et sans courage qui pleure dans la nuit. Réminiscence transhistorique d’une époque au ralenti comme les notes égrénée par la cithare d’Anton Karas dans « Le troisième homme »? C’était avant la catastrophe post-moderne, personne ne se souvient. Maintenant on n’a plus de temps pour les êtres lents et leur plainte incompréhensible.

Vous voulez dire que je suis tellement vile que je continuerai à vivre ? Dostoïevski, Les Possédés

Aperçu

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